| 26-09-05
Complètement à l'aide !
Bon. Je viens de faire un tour chez mes amis de THE BLOG. D'ailleurs, tant que je suis dans la rubrique "Grave", voici deux propos que je vous rapporte, concernant l'ouragan qui a ravagé la Nouvelle Orléans : >>> Le premier : la mère Bush, qui visitait un gymnase aménagé en dortoir pour accueillir les sinistrés a réussi à déclarer que, dans la mesure où la plupart des gens qui s'y trouvaient étaient pauvres (et souvent noirs, bizarrement), ça n'était pas une mauvaise chose pour eux de se retrouver là. A la limite, c'était même une chance... >>> Le deuxième : certains ultra-conservateurs ont, quant à eux, trouvé une explication toute naturelle à cette catastrophe : c'est tout simplement Dieu qui a voulu punir les pauvres qui habitaient dans les quartiers ravagés. Bien fait pour eux, quoi. Non mais c'est vrai, quoi... Quelle idée d'être pauvre ! Je n'arrive même pas à imaginer qu'on puisse dire des horreurs pareilles sans se pendre après... 21-09-05
La longue, pénible et inutile histoire du petit livre orange qui m'a fait voir rouge.
Bon. Je sais qu'à force de répéter toujours la même mise en garde, elle va finir par perdre en crédibilité. Alors, re-du coup, vous allez commencer à lire ce qui suit, sans vraiment vous douter que c'est à la fois long, chiant, inutile, etc. Promis ! Je sais aussi que ça fait un mois que j'aurais dû poster mon billet sur le Pérou. Alors bon. ...En guise de préambule, puisque généralement il faut bien commencer par quelque chose quelque part et pour démontrer que oui, tout à fait, c'est possible de faire des introductions qui sont quatre fois plus longues et inintéressantes que le vif du sujet qui finira bien par arriver un jour au l'autre ; la preuve en images... Le livre s'appelait "Gauches Latino-Américaines, origines et avenir". Ou quelque chose comme ça. Le bouquin était petit, orange et, dans l'ensemble, plutôt intéressant. Il traitait des origines et de l'avenir des différentes Gauches latino-américaines. Si si. Enfin bon. Parce que dans la rubrique "Mexique", vous vous doutez bien que j'attendais avec impatience son analyse du combat et des actions de l'EZLN. Eh ben comment il m'a calmé, le con ! Rostand en aurait fait une tirade. Parce que bon. Les raisons sont nombreuses et je n'ai pas l'intention de vous les sortir cette fois-ci. Rassurez-vous. Je me contenterai d'un truc. Mais un truc vachement chiadé, qui fait que je m'intéresse tant à leur si noble cause. Attention, c'est là : A travers Marcos, l'EZLN propose. Et agit. Je sais ça à l'air con comme ça. J'ai peut-être un peu survendu mon truc ? Mais que je vous explique. Je fait partie de ces gens qui ne peuvent pas s'endormir sans avoir lu un minimum et qui ne peuvent pas se résoudre à emprunter les livres (lire à ce sujet le billet du grand Mitnick : Le livre, le libraire). 1/ Etre obligé de construire un hangar de 250m² dans ta piaule pour stocker tes bouquins (ou alors faut trouver de la place entre les livres pour mettre ta chambre ; mais c'est pas gagné). Moi, ça m'a pris, je crois, quand j'étais en CM1. Ou CM2. L'une de mes tantes m'a offert Le Tour du Monde en 80 Jours (Je ne la remercierai jamais assez je crois). Là, c'était fini. Parce que comme forcément ça m'a beaucoup plu, je me suis enfilé une bonne partie de ses livres. Et puis après, je suis passé à Doyle et Christie, ce qui m'a doucement amené au collège. Là, j'ai découvert Flaubert, Mérimée et Balzac. Que du bonheur, quoi. Mais j'ai rapidement décidé d'arrêter la littérature pour me consacrer à des bouquins plus "engagés" et moins imagés (parce que dans les histoires de Mérimée et de Balzac, il y a beaucoup de très très belles images cachées derrières les très très jolis mots - mais à chaque fois que j'ai essayé d'expliquer ça à un pote de classe, je me prenais une chaise en travers de la gueule). Et donc voilà. "Toi le encore jeune (je ne m'appelais pas encore Barbudo, pour des raisons de non-pilosité évidentes. C'est venu plus tard) donc, toi, le jeune, disais-je, tu commences à avoir des idées bien à toi (ce qui ne t'empêche pas de les partager volontiers) et ta voix commence à devenir assez grave pour te permettre de t'affirmer un peu dans les débats enflammés (ou presque) qui embrasaient (ou pas) la cour de récré. Dont acte. Et j'ai jamais arrêté. Sauf que selon un récent sondage Iflop (Philippe, etc.), ma motivation commençait à décroître sérieusement. Et ça me faisait vachement chier, moi ! Parce que c'est important, quand-même, d'être digne de ses idées. Et puis un jour, Zorro est arrivé. Et le solution aussi. Bon. Donc. Alors là, mon lectorat serait pas trié sur le volet (si quelqu'un pouvait m'expliquer cette expression...) je suis sûr qu'il se trouverait bien un ou deux petits malins pour me dire que "oui mais alors faudrait savoir. Ca va bien de dire que la lecture c'est trop cher et ensuite de se plaindre quand "Ca devient gratuit", non mais c'est vrai, quoi." A ceux-là, je ne répondrai même pas. Enfin tout ça pour dire que le mec, là, comme beaucoup d'autres, il a du mérite. Il est bien documenté, il fait des belles phrases et il a les idées claires. Mais c'est un peu le problème. Vous me direz, c'est toujours mieux que de ne jurer que par Castro et son système électoral le plus efficace et démocratique du Monde (et puis quoi encore). C'est vrai. Je reconnais. Alors c'est sûr que leurs méthodes de guérilla sont peu orthodoxes. Préférer les mots aux armes, raconter des histoires de scarabées-chevaliers-errants pour faire passer ses idées, ça peut choquer les puristes. Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre, des puristes, si ça marche ? Bon. N'empêche que c'est en pensant à tout ce que je viens de vous asséner que j'ai entrevu un début d'explication sur mon attirance immodérée pour l'Amérique Latine : Voilà. 31-07-05
Hola ! Me llamo Pedro y tu, como te llamas ?
Bonjour, vous êtes bien sur le blog de Barbudo. Tût... Tût... Tût... 27-07-05
Dieu, les Hommes et Brassens...
Bon. 21 juillet 2005 " Vous serez comme des dieux" Gustave Thibon, dans cette "fiction theâtrale" très agréable à lire, soulève une question essentielle. Il s'adresse plutôt aux croyants ( encore qu'elle interpelle tout le monde ). Je rappelle, pour ceux qui ne le connaissent pas, que Thibon était - décédé en 2001 - un philosophe monarchiste et catholique. Dans " Vous serez comme des dieux " , il prend acte et salue les progrès techniques, comme une victoire sur la nature. Toutefois, il s'interroge sur les limites de cette voie: peut-on indéfiniment se lancer dans une course au toujours mieux, toujours plus? N'y a t'il un point au delà duquel l'homme cesse d'être à sa place et concurrence Dieu? - les croyants sont interpellés - . Il pose notamment, tout à fait clairement, la question suivante, censée, selon lui, départager les "hommes de l'avenir" et les "hommes de l'éternité": " Si, du jour au lendemain, la science supprimait la mort, que penseriez-vous de ce "plan de Dieu sur l'histoire" qui perpétuerait indéfiniment la séparation entre l'homme et Dieu? Et surtout que choisiriez-vous? De profiter d'une découverte qui vous priverait pour jamais de la vision de celui que vous appelez votre Dieu ou bien de vous précipiter dans l'inconnue pour le rejoindre? " (c) Mitnick 2005 Et voici ma réponse... Ouach ! Balèze, la question ! D'abord, le concept de concurrencer Dieu ne me semble pas nouveau. C'est même plutôt devenu un cliché qui est à la fois ressorti par des journalistes qui n'ont pas peur des lieux communs dans n'importe quel débat sur l'évolution des techniques génétiques et dans n'importe quel James Bond où le méchant crée une armée de méchants communistes génétiquement modifiés dans des chars génétiquement modifiés pour débarquer en France, ou personne n'est génétiquement modifié, dans la mesure où le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières, comme chacun sait. Bon. Enfin bon. Et là, suivant les conseils de mes différents profs de français, je vais élargir le débat momentanément et sous vos yeux ébahis, pour le bonheur des grands et des petits (coupez les parties superflues que vous jugez de trop dans cette phrase interminable). En effet, cette question me rappelle une chanson de Brassens : Le Grand Pan. Voici les paroles. Je vous en conseil chaudement l'écoute, elle n'est pas forcément très connue et c'est dommage... Du temps que régnait le Grand Pan, {Refrain:} Aujourd'hui ça et là, les gens boivent encore, Quand deux imbéciles heureux {Refrain} Aujourd'hui ça et là, les cœurs battent encore, Et quand fatale sonnait l'heure {Refrain} Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore, Et l'un des dernier dieux, l'un des derniers suprêmes, Voilà. Bon. Parce que dans ce texte, Brassens déplore le fait que la science, à force d'expliquer ce qui fait que la vie est mystérieuse et donc, pour certains, divine, a fini par faire perdre à nos vie toute poésie. Ce qui n'est pas complètement faux ! Et hop : on retombe en plein dans le débat ! Ah ah ! Concernant la question que pose Thibon, elle est, je trouve, d'une pertinance rare. Et j'imagine que ceux qui croient en un Dieu auraient beaucoup de mal à choisir... Je prends l'exemple des Quackers et autres Protestants, pères fondateurs, pour Weber, du Capitalisme Occidental Moderne (si mes souvenirs sont bons et ils devraient l'être, vue la prof qu'on a eu la chance d'avoir au lycée...). Ils triment toute leur vie pour participer du mieux qu'ils peuvent à la construction du royaume de Dieu et ne se permettent aucune déviance, aucun extra dans leur vie terrestre, sous peine de se retrouver en enfer après leur mort. Plus généralement, la question posée par Thibon me semble impliquer environ deux options et demie. Or je ne suis pas persuadé du fait que ça enchanterait tous les croyants de devenir immortels juste pour servir Dieu. A mon avis, la promesse de se retrouver au Paradis (pour faire simple) après une vie passée à respecter toutes les règles imposées (parfois absurdes et souvent contraignantes) par la religion permet justement de faire passer la pilulle et assure la motivation des troupes. Mais si on t'offre la possibilité de servir Dieu toute ta vie sans pour autant pouvoir bénéficier des avantages post-mortem (?), alors là, t'as intérêt à pas douter et à être motivé à bloc ! Et je pense qu'un paquet de gens remettraient en doute leur foi... Par contre ça impliquerait qu'on ne considère comme "vrais" croyants que ceux qui décident de consacrer tout leur temps à Dieu. Or ça n'est pas forcément le cas... D'autant plus que je considère qu'il ne peut pas y avoir de demie-mesure dans ces cas là. Je sais que ça à l'air évident : on y croit ou pas. Pourtant, il me semble que dans l'esprit des gens il y a les vrais de vrais, les pratiquants, qui vont à la messe, qui ne mangent pas de viande le vendredi, qui font le carême, etc (si on prend l'exemple du catholicisme) et les autres, qui y croient peut-être, mais qui ne se plient pas à ces règles. Eh ben moi, je m'outre. Si tu crois en Dieu, tu n'es pas obligé de te comporter en mouton. Ca se passe entre toi et lui. C'est tout. T'as pas besoin d'aller à la messe pour te prouver et prouver aux autres que tu es digne d'y croire. Après tout, c'est justement chez les pratiquants qu'on trouve le terreau le plus fertile pour les extrémistes abrutis et aveugles qui dénaturent leur idéologie en s'illustrant tristement par des actes débiles et immondes. Bon. Moi, personnellement, je suis exempté, ne croyant pas. 18-07-05
Echec ? C'est l'intention qui compte...
Bon. Me revoilà. A défaut d'écrire un vrai billet à moi tout seul, je profite de ce blog pour vous faire partager un texte du Sous-Commanant Marcos... Il y en aura d'autres. Un paquet d'autres... Parce que franchement, j'admire ! [A l'issue de la marche sur Mexico, Marcos a retrouvé les intellectuels qui avaient soutenu l'initiative de l'EZLN pour les remercier. Au cours de cette rencontre, il leur a raconté l'histoire suivante.] "Cela s'appelle L'Autre Joueur. Un groupe de joueurs est plongé dans une très importante partie d'échecs de haute école. Un indigène s'approche, observe et demande : A quoi jouez-vous ? Nul ne lui répond. La clé de ce conte n'est pas la botte pleine de boue qui interrompt et subvertit la partie d'échecs médiatiques des seigneurs du pouvoir et de l'argent et le jeu de ceux qui ont fait de la politique un art de la simulation et de la tromperie. En somme : nous, les indigènes, ne faisons pas partie du passé, mais du futur. Car on regarde vers l'arrière mais on rêve vers l'avant. Voilà. Ca calme, hein ? Bon. Ps : Je dédie ce timide retour sur les ondes à Mitnick, depuis le temps qu'il l'attend ! J'espère qu'il en voudra bien... D'ailleurs, le titre de mon billet n'est pas sans rappeller le sujet de l'un des siens... Mais est-ce vraiment un hasard ? Pas si sûr ! Je ne crois pas au hasard... Après tout, tout s'arrange... ou tout s'arrange ! Comme l'a dit un vieux sage de ma connaissance. 26-05-05
Grand concours intergalactique de la mort qui tue.
Bon. Comme suite aux messages respectifs de mes deux compères, je suis heureux de vous faire, à mon tour, part de cette magnifique initiative qui, reconnaissons le, est tout à notre honneur (pas alambiquée, la phrase...) : le grand concours intergalactique des beulogs à haute teneur contestable. Contrairement à ce que prétend l'autre chaco de John, l'idée n'est pas commune, mais vient de moi tout seul, comme un grand. J'avais une angine, j'me souviens. Or il est bien connu que les maux de gorges sont favorables pour faire naître les idées. On se comprend... Comme c'est suite à l'un de ses messages que l'idée m'est venue et vu l'immense honneur qu'il me fait de ma laisser participer à un certain projet à base de prètre, je suis cependant tout prêt à partager l'idée avec lui, à hauteur de... allez : mettons 55/45. Enfin. Grand concours intergalactique des beulogs à haute teneur contestable. Ca donne envie, nan ? Pour la première édition, nous vous avons réservé trois énormités absolument grandioses : 1/ http://www.rodrigojtm.canalblog.com/ et plus particulièrement le texte "si tu le lisais RODRIGO". Alors vous me direz comment ça marche ? Là, vous me direz, qu'est-ce qu'il gagne, le vainqueur ? Là vous me direz : mais c'est trop con. Bon. Perso, j'attends avec impatience les mails des élus, révoltés, outrés de notre démarche et de la subjectivité complète de ce concours débile ! 19-05-05
Quand communisme rime avec capitalisme... et inversement.
Bon. Alors j'en profite avant que le vent tourne (ce qui semble être assez souvent le cas près de chez elle...) pour critiquer un truc qui m'a bien blasé. Hier, au hasard d'une recherche, je me suis retrouvé sur le blog d'un type en cliquant sur un lien que je ne citerai pas pour ne pas lui faire de pub. Le truc sobre. Bon. Mais la surprise a rapidement fait place à l'énervement. Le mec c'est un rebelle (enfin il se considère comme tel) et il a des idées bien manichéennes sur tout et rien. Moi, ça, ça me fait beaucoup rire. Jusqu'à un certain point. Après ça me gave. A titre d'exemple, il a trié ses liens en catégories. Et la quatrième est vraiment drôlastre. Parce qu'à priori, hein, il semblerait vaguement que le mec soit de gauche. Et son discours à la con sur la situation cubaine me donne légèrement envie de lui charcuter la gueule. Putain. C'est sûr que si tu te bornes à lire les nouvelles déformées par les différents organes officiels et officieux du gouvernement cubain, tu risques pas d'être d'accord... Pourtant y'a qu'à demander aux journalistes qui sont enfermés dans les geôles cubaines depuis trop longtemps pour t'en rendre compte... Ca s'appelle comment un pays qui enferme les journalistes, les intellectuels et les contestataires ? Une dictature. Là aussi, le gars, il s'énerve. Il en a marre qu'on demande la libération de toutes ces personnes enfermées par Fidel et Raùl. Non. C'est pas normal. Et puis arrêtez de dire que c'est une dictature, c'est même pas vrai. Evidemment, le type, il s'appuie sur des faits concrets quand même, pour affirmer tout ça aussi sûrement. 1/ Le domaine de la santé. Effectivement, on vit bien à Cuba (côté santé). Mieux que chez leurs voisins US. Et on est sait lire plus souvent (l'illetrisme est plus important aux Etats-Unis que sur l'île). Mais ça, personne ne le nie. Alors que le type, lui, il a l'impression que tout le monde essaie de cacher ces statistiques. 2/ L'embargo américain. Depuis Kennedy et la défaite historique et complète de la Baie des Cochons, Cuba fait toujours l'objet d'un embargo total de la part de l'Oncle Sam. Ce qui est la fois injustifié, surtout 40 ans plus tard et dégueulasse, puisque les embargos touchent les populations mais pas les grands chefs (qui sont censés être les cibles). Tu crois que ça l'empêche de vivre, Castro ? Laisse moi rire ! Par contre, malgré l'instruction et la couverture santé, le peuple cubain ne vit pas. Il survit. A la fois écrasé par un embargo injuste qui le prive de tout (même de dentifrice) imposé par un pays étranger qui se veut gendarme du monde et par un tyran qui le prive de la seule chose (avec la dignité) impalpable qui aurait pu à la limte, justifier toutes ces souffrances : la liberté. Faut ouvrir les yeux, Machin et puis faire attention. Fais toujours bien gaffe aux idéologies et aux mecs qui utilisent trop souvent des mots en -isme. Castro n'a plus rien de communiste aujourd'hui (je ne pense d'ailleurs pas qu'il l'ait un jour été). Par contre, c'est un dictateur. C'est un pourri. Un médiocre qui a sacrifié "son" peuple, dégueulassé encore plus (après Staline, c'était pourtant pas nécessaire) une idéologie qui aurait pu être trèèèèèès belle et qui continue à écraser le plus petit opposant pour satisfaire, développer et assurer sa petite gloire personnelle. Et c'est bien là le problème du communisme... Ca repose sur l'Homme. Sur tous les hommes. Y compris sur des types comme lui. Et c'est bien pour ça qu'on ne peut pas/plus y croire complètement, quand on voit la gueule et les antécédents du lascar ; quand on prend conscience de la nature humaine... Enfin il me semble ! Bon. Voilà, c'était mon petit quart d'heure de philosophie de province à moi. Ps : D'ailleurs, les gens ne s'y trompent pas... J'ai jamais vu un poster de Castro dans la piaule d'un pote... 17-05-05
Audiard, ce génie, Labro, ce salaud.
Bon. Ca fait maintenant un certain temps que je me fous mentalement des coups de pied au cul pour écrire mes billets dans les temps, à défaut de le faire dans le lac. Parce que bon. Et donc bon. Y'avait une émission sur Audiard. Jusque là, je respecte. Je dis bravo. J'applaudis. Je dis merci. Bon. Mais ça, c'était avant. Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. Sauf que Labro, lui, il dit "Les cons, CELA ose tout..." Cela ose tout ? Mais ça nique tout, ça !C'est comme si Baudelaire avait un jour écrit "il alla uriner avec sa bite et déféquer avec son cul" ! Surtout que non content de flinguer le texte, il conclue le reportage en déclarant qu'Audiard, c'était PRESQUE du Balzac. Ouh putain ! Eh, mais le gonze, quand il dit ça, il parle ou il chie (dédicace aux anciens de Chagall-Maubeuge) ? Presque du Balzac... Mais il est où le rapport ? Au risque de me répéter, Frédéric Dard (le père de San-Antonio) avait dit de Renaud qu'il faisait le boulot de Verlaine avec des mots de bistrot ; ce qui est à la fois très vrai et très bien trouvé. Eh ben moi, dans un élan (c'est dangereux les élans. Je le sais, y'en a un qui a mordu la soeur du mec qui fait le générique de Sacré Graal) de créativité et d'originalité tout bonnement époustouflant, je dis qu'Audiard a fait le boulot de Balzac avec des mots de bistrot aussi. Je ne résiste évidemment pas à la tentation de vous faire partager un extrait de Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages (pour sortir un peu des Tontons) : - J'ai bon caractère, mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vielle buse. Que du bonheur, quoi. Bon. Alors, à la décharge de Philippe Labro, je dois reconnaître que l'émission était franchement bien. Faudrait juste la diffuser à une heure de grande écoute, que tout le monde puisse en profiter et profiter du talent d'Audiard. C'est mieux, là ? Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille trèèèès fortement la lecture de Audiard par Audiard, bouquin passionnant qui regroupe à la fois sa bio, des interviews et un recueil de ses meilleurs dialogues. En attendant, puisque vous avez eu le courage de lire mon truc jusqu'au bout, voici un lien vers un site pas mal qui regroupe les passages d'anthologie et permet surtout de les écouter. Foncez-y ! 10-05-05
Véritée absolue oubliée...
Bon. Ca m'est revenu dimanche en me rasant. J'ai oublié un truc dans mon pourtant très long billet sur mon séjour chez l'Ornyto à Marseille. Samedi après-midi. "Ca, c'est encore un coup de la carte vitale !" C'est tout. La preuve : Eh ben à cause de la Carte Vitale ! Je sais même pas comment j'ai fait pour oublier ça. Henning Mankell : Le Guerrier Solitaire
Alors bon. Cette fois, il s'agit... suspense... Après L'Homme qui Souriait, c'est le deuxième que je lis de cet auteur. Le mec est suédois et ses histoires s'y déroulent. Mais mis à part ces spécificités linguistiques, on sent qu'il est né dans pays nordique. Mais on ne s'emmerde pas. Loin de là ! Le Guerrier Solitaire est de loin le plus efficace des deux. Mais L'Homme qui Souriait constitue une très bonne entrée en matière pour découvrir les personnages. Il bosse dans un commissariat de Scanie, quelque part en Suède, donc, et vit difficilement un certain nombre de trucs moches qu'il a vécu/fait dans le passé. Bon. Ordentligt läsning (en VO) ! |